Sionisme, Salafisme : les deux faces d’une même perversion

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Le sionisme est au judaïsme ce que le salafisme est à l’islam : deux doctrines en miroir inversé. Le premier, projet politique né en Europe, s’est paré d’un vernis religieux pour légitimer une conquête territoriale. Le second, courant religieux rigoriste, s’est transformé en programme politique pour imposer une vision totalitaire du pouvoir. Tous deux brouillent volontairement la frontière entre foi et politique, et dans ce brouillage se fabriquent les justifications de l’intolérance et de la violence.

Ce qui intrigue aujourd’hui, c’est la convergence inattendue entre ces deux univers que tout semble opposer. Car chacun sait désormais que des mouvements salafistes comme Jabhat al-Nusra, Hay’at Tahrir al-Sham ou Ahrar al-Sham ont bénéficié, directement ou indirectement, de soutiens extérieurs. Les e-mails d’Hillary Clinton évoquant le rôle de l’Arabie saoudite et du Qatar dans le financement de Daech ont confirmé l’existence de réseaux opaques de parrainage. Plus récemment, c’est Abou Mohammed al-Joulani, ex-émir d’al-Nusra et aujourd’hui chef de HTS, qui se retrouve sur les radars occidentaux : interlocuteur potentiel, malgré son passé terroriste, pour gérer un terrain syrien fragmenté.

Israël et les États-Unis, dans ce contexte, ont souvent privilégié une logique de court terme : affaiblir Assad, contenir l’Iran, diviser encore davantage les forces arabes, quitte à s’accommoder de ces groupes. On appelle cela « choisir le moindre mal », mais c’est en réalité pactiser avec une force qui, tôt ou tard, se retourne contre celui qui croit la manipuler. L’Afghanistan avait déjà montré le prix de ces jeux dangereux : armer les moudjahidines contre Moscou, puis récolter Al-Qaïda et le 11 septembre.

Ce n’est donc pas un hasard si l’on retrouve aujourd’hui cette même mécanique : d’un côté, un sionisme qui sacralise l’occupation et la domination ; de l’autre, un salafisme qui absolutise la foi pour transformer le religieux en tyrannie. Entre les deux, des puissances occidentales qui instrumentalisent et réarrangent les alliances selon leurs besoins. Résultat : des peuples pris en otage, des États détruits, et une région condamnée à la guerre permanente.

La question n’est pas de savoir si le sionisme et le salafisme sont comparables comme doctrines — ils sont très différents par leur origine et leur histoire. Mais bien de constater qu’ils convergent dans leur usage du religieux comme arme politique, et dans leur capacité à générer des alliances improbables mais dévastatrices.

Jusqu’à quand les sociétés arabes et musulmanes accepteront-elles d’être réduites à ce rôle de terrain d’expérimentation cynique, où l’on importe le désordre pour mieux gouverner, et où chaque sortie de crise n’est qu’une nouvelle entrée dans le chaos ?

Slim Othmani, août 2025

La version finale de ce texte est le fruit d’une co-rédaction entre Slim Othmani (Humain) et GPT-5 (IA). La répartition approximative des contributions est la suivante :

  • Idée & angle : H 70 % / IA 30 %
  • Recherche documentaire & références : H 30 % / IA 70 %
  • Structuration : H 50 % / IA 50 %
  • Rédaction & style : H 60 % / IA 40 %
  • Orthographe & grammaire : H 10 % / IA 90 %
  • Profondeur d’analyse : H 60 % / IA 40 %
  • Originalité & potentiel éthique : H 80 % / IA 20 %

Total global : H 52 % / IA 48 %

Langue originale : français. Pas de traduction à ce stade.

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