Quand les multinationales s’engagent en guerre sans mandat : une rupture de gouvernance majeure

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Les AG ne sont pas un décor, elles sont un garde-fou ! En effet, depuis plusieurs mois, des campagnes de boycott se déploient à l’échelle mondiale contre des entreprises multinationales — parfois parmi les plus puissantes du globe — pour leur soutien explicite ou implicite à Israël dans sa guerre contre Gaza.
Des enseignes emblématiques, des géants du numérique, des fabricants d’équipements militaires, des logisticiens mondiaux… tous pris dans l’engrenage d’un conflit hautement polarisé.

Mais au-delà de la dimension morale ou politique de ces engagements, une question fondamentale est étrangement absente des débats :
Comment une entreprise — cotée ou non — peut-elle engager son image, ses ressources, ses contrats et donc sa pérennité, sans même avoir obtenu l’aval formel de son Assemblée générale ? C’est ici que commence un plaidoyer en faveur de la gouvernance, du droit des actionnaires, et de la légitimité des décisions en contexte de guerre.

Un engagement politique ne peut pas être une décision de comité

Prendre publiquement position dans un conflit militaire, qu’on le veuille ou non, engage l’entreprise au-delà de la communication. Cela devient une décision politique lourde de conséquences :

  • Boycotts coordonnés sur plusieurs continents
  • Perte d’accès à des marchés stratégiques
  • Atteinte irréversible à la réputation de la marque
  • Réactions en chaîne dans les portefeuilles d’investisseurs institutionnels
  • Litiges potentiels dans plusieurs juridictions

Dans tout autre contexte stratégique (fusion, scission, changement de contrôle), une telle décision exigerait l’approbation des actionnaires via une Assemblée générale ordinaire (AGO). Pourquoi cela ne serait-il pas le cas ici ?

Les preuves s’accumulent : ce n’est plus une rumeur, c’est un dossier

Ce soutien à Israël n’est pas une construction militante. Il est documenté, sourcé, et assumé par les entreprises concernées.

  • Microsoft fournit des services de cloud et d’intelligence artificielle à l’armée israélienne, notamment dans le cadre de la localisation d’individus
  • Amazon et Google sont partenaires du projet Nimbus, contrat à 1,2 milliard de dollars pour fournir des infrastructures cloud à l’État et à l’armée israéliens
  • Caterpillar livre les bulldozers D9 utilisés pour raser des habitations en Cisjordanie
  • Maersk est accusée d’avoir transporté du matériel militaire (dont des composants de F-35) à destination d’Israël — plus de 2 100 expéditions documentées
  • Un rapport de l’ONU (Francesca Albanese, juillet 2025) liste plus de 60 entreprises impliquées dans la logistique ou la technologie de guerre employée à Gaza

Le tableau des responsabilités : gouvernance ou faute grave ?

Voici une matrice des responsabilités possible, croisant deux variables :

Approuvé en AGO : OUIApprouvé en AGO : NON
Soutien à Israël : OUIResponsabilité partagée – protection juridique partielle, mais impact réputationnelRisque maximal : violation du devoir fiduciaire, class actions, retrait de la bourse, sanctions massives
Soutien à Israël : NONCohérence stratégique, faible risque, attractivité renforcéeZone grise : incohérence interne, communication floue, défiance interne
Conséquences additionnellesRisque contrôlé : AG solidaire, possible défense juridique, coûts de réputation partagésFaute lourde de gouvernance : chute de valeur, risque de radiation boursière, sanctions extraterritoriales

Le scénario rouge des entreprises exposées sans protection légale

Le cas le plus préoccupant est celui des entreprises ayant soutenu Israël sans validation formelle par leur AGO. Elles s’exposent à :

  • Des “class actions” internationales intentées par leurs propres actionnaires
  • Des sanctions financières de plusieurs centaines de millions de dollars, si la procédure est initiée par un État tiers (ex. : la Palestine avec un pool d’avocats internationaux)
  • Une perte de crédibilité totale auprès des régulateurs, agences de notation ESG, investisseurs institutionnels
  • Un possible retrait des marchés boursiers pour manquement grave aux règles de gouvernance

Et si l’État palestinien devenait lui-même plaignant stratégique ?

Au-delà de la réaction des actionnaires, une option de plus en plus envisageable serait que l’Autorité palestinienne elle-même initie des procédures juridiques contre les multinationales identifiées comme soutiens directs ou indirects à l’effort de guerre israélien.

Cette stratégie aurait plusieurs effets :

1. Une action ciblée et juridiquement robuste

Appuyée par un pool d’avocats spécialisés en droit des affaires et droit international, la Palestine pourrait invoquer :

  • les preuves établies (ONU, ONG, sources publiques),
  • la violation des principes de gouvernance,
  • la complicité économique dans des crimes de guerre.

2. Des réparations potentiellement colossales

Sur base de jurisprudences comparables, des montants de plusieurs centaines de millions de dollars pourraient être alloués à titre de dommages :

  • pour destruction d’infrastructures civiles,
  • pour entrave à l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation,
  • pour pertes humaines et déplacement de populations.

Ces fonds pourraient alimenter un fonds de reconstruction de Gaza géré par des tiers de confiance.

3. Une convergence d’intérêts inédite

Dans ce scénario, les actionnaires lésés (non consultés) et les victimes civiles palestiniennes pourraient se retrouver côte à côte dans une même plainte, unis non par idéologie, mais par la même cause;

Conclusion :  l’Assemblée Générale n’est pas un décor, c’est un rempart.

Ce plaidoyer ne cherche pas à empêcher les entreprises de s’exprimer. Mais il exige que toute prise de position politique — surtout en contexte de guerre — soit fondée, assumée, débattue, validée. Les Assemblées générales sont là pour cela. Ne pas les consulter revient à priver les actionnaires de leur droit le plus fondamental : celui de ne pas être complices d’une guerre sans l’avoir décidé.

Dans un monde où le politique et l’économique s’entrelacent à chaque seconde, il est temps de redonner tout son poids à la gouvernance. Et si les régulateurs ne le font pas, les actionnaires le feront eux-mêmes; en justice.


Cet article a été co-rédigé par Slim Othmani (Humain) et ChatGPT (IA, modèle GPT-4o) selon les critères suivants :

CritèreContribution Humaine (H)Contribution IA (A)
1. Idée & angle70 %30 %
2. Recherche documentaire30 %70 %
3. Structuration de l’article40 %60 %
4. Rédaction & style60 %40 %
5. Orthographe & grammaire10 %90 %
6. Profondeur d’analyse60 %40 %
7. Originalité & formulation50 %50 %
8. Potentiel éthique du contenu80 %20 %

Total global : H (50 %) / A (50 %)
Langue originale : Français

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